Les meishi ou cartes de visite

Un autre phénomène typiquement japonais ! Sur l’île du Soleil Levant, les meishi sont tout simplement indispensable, qu’on soit adolescents, adultes voire même des fois un petit bout de chou du primaire ! ^^

Dès que l’on rencontre une personne et que la conversation est lancée, la carte de visite est mise sur le tapis. Il faut dire que les Japonais n’ont pas de cartes d’identité, leur meishi en fait donc office.

Bien sûr les cartes sont écrites en kana (katakana ou kanji) mais si la personne a des relations à l’étranger, le recto sera en plus écrit en romanji, c’est à dire avec l’alphabet latin pour évidemment faciliter la compréhension de l’interlocuteur.

Les meishi ont surtout cette utilisation proprette qui empêche d’avoir des numéros de téléphone sans nom ou des adresses écrites avec des pattes de mouches. En effet, sur les cartes de visite, on peut trouver le nom, le prénom, les coordonnées postales et internet, le numéro de téléphone de la maison ou celui du portable.

Avec tout ça, vous saurez exactement à qui appartient la petite carte. En plus, selon la customisation, plus de doute sur l’identité du remetteur (souvent dans des styles sobres pour les adultes et salaryman, et customisation manga pour les jeunes).

Comme pratiquement toutes choses au Japon, les meishi ont leurs codes. Tout d’abord, leur dimension. Faite avec du papier spécial (yongo), la taille traditionnelle est de 90x55 mm (avant elle était de 91x55mm). Les femmes peuvent avoir des cartes plus petites, 85x49 mm, mais cette différenciation n’existe plus vraiment au Japon.

Il y a aussi la manière de donner sa carte de visite. On la reçoit toujours debout, en inclinant légèrement le corps. Il faut la donner des deux mains, ainsi pendant que l’une tendra la carte, l’autre recevra celle de l’interlocuteur. De plus, une fois reçue, il faut montrer de l’intérêt à cette meishi : la customisation (police, décoration, couleur), la qualité du papier, ainsi que la bonne prononciation du nom et prénom. Tout un art !

Et oui, les Japonais ne font jamais les choses à moitié. Ils vont même jusqu’à exhiber les cartes de visites qu’ils reçoivent surtout lorsqu’elles viennent de personnes importantes ou ayant un rang social plus élevé que soi. Il existe même des logiciels de classements, des portes feuilles à meishi ou comme ci-dessous des boîtes de rangement.

 

By Cassandra