La période Jômon (-10 000 à – 300 avant J.C)

Présentation

De part la fonte des neiges, le début de la période Jomon est marqué par un climat nettement plus clément et à une montée des eaux. A ce moment là, les futurs japonais sont coupés du monde, et l’on peut dire que la fin de la préhistoire est bien arrivée.

La période Jomon naît donc en –10 000 avant J.C et se compose de 6 périodes :

· le Jomon naissant : -10 000 à -8 000
· le Jomon primitif : -8 000 à -5 000
· le Jomon ancien : -5 000 à -2 500
· le Jomon moyen : -2 500 à -1 500
· le Jomon tardif : -1 500 à -1 000
· le Jomon final : -1 000 à -300

Le nom de Jomon donné à cette période est dû à l’existence de poteries qui étaient ornées de dessin de cordes. Principalement retrouvées dans l’île principale (celle d’Honshû et plus exactement dans le Nord de celle-ci), ces poteries sont vraisemblablement les plus anciennes qui soient dans le continent asiatique, les premières datant de – 7000 ans avant J.C.

 

L’organisation des populations

La civilisation qui vie sur ces terres est alors caractérisée comme très ancienne et composée essentiellement de petits groupes de chasseurs et/ou de pêcheurs qui connaissent la céramique sans pour autant utiliser l’agriculture comme moyen de se nourrir mais pratiquant tout de même l’élevage. On trouve cependant au Jomon final des traces de technique liées à la riziculture. Ils sont sédentaires et vivent surtout dans la partie Est des îles (il est d’ailleurs reconnu que les japonais auraient des origines communes avec les américains et les Inuits).

Leur mode d’habitation est assez complexe. L’habitat est composé de huttes rondes, à demi-enterrées dans la terre et à toiture d’herbes et de feuillages, nommées Tateana. L’organisation des tribus comprend de six à dix Tateana regroupant généralement entre cinq et six personnes et est de forme concentrique. Le cimetière se trouvait au centre de la communauté (montrant ainsi l’importance déjà bien encrée des morts au sein de la société), puis venaient des habitations à même le sol, puis les Tateana et enfin les trous de stockage.

En ce qui concerne la chasse ou la pêche, on a surtout retrouvé des instruments fait à partir d’os, de bois ou de pierre (haches, arcs, flèches, épieux…). Les chiens étaient aussi utilisés mais ceci à la fin de la période Jomon.

La population a ainsi de quoi se développer avec succès et passe donc de 20 000 habitants à 160 000 à la fin de la période Jomon.

La création du Japon

La création du japon n’a pas pu être historiquement légitimée et il se pourrait que ce que l’on sait à ce sujet soit seulement une légende farouchement encrée ! XD Les seules preuves que l’on a proviennent des écrits datant du V ème et VIII ème siècle.
C’est le 11 février 660 avant J.C que naquit le Japon selon la tradition et ceci grâce à l’Empereur Jimmu.

A cette époque, le pouvoir était au sein d’une lutte incessant entre les différents empereurs régnant sur les îles du Japon. Pour rendre leur pouvoir légitime, ils décidèrent de créer des poèmes mythologiques mettant en scène la déesse Amaterasu, la déesse du soleil, qui donna naissance à Jimmu Tenno, reconnu ainsi comme ancêtre de la famille impériale et donc créateur du Japon de part son rang.


Les arts

On trouve à cette période mis à part les poterie à dessin de cordes, d’autres arts. Tout d’abord les Kaizuka qui sont des amas de coquillages représentant des poubelles ancestrales (on y trouvait des restes de repas, des coquillages, des os, des vêtements…). On trouve aussi des figurines de terre cuite (Dogu).

Les masques sont une autre forme d'art de la culture Jomon. Confectionnés à partir d’huîtres, les Japonais y perçaient des trous pour les yeux et la bouche. Viennent plus tard des masques en terre cuite. Les masques étaient semble-t-il utilisés pendant les cérémonies comme dans beaucoup de cultures.


Les croyances

Comme dans beaucoup de civilisation, les croyances existaient déjà à cette époque. Cependant les futurs japonais se sont montrés plus imaginatifs, plus sophistiqué dans leurs croyances.
Peu d’informations existent mais on a la preuve que des rites existaient par la présence de certains motifs sur des poterie, les Dogu souvent enterrées, ainsi que la mutilation au niveau de la dentition de plusieurs crânes (rites, différenciation…).

L’existence de rites funéraires a aussi été prouvée. D’abord enterrés en position fœtale, les corps prennent ensuite une position allongée comme on le fait aujourd’hui. Les défunts étaient accompagnés d’objets du quotidien ou de « présents ».

By Cassandra